Le papier recyclé est la principale matière première de l’industrie du carton ondulé. Le papier recyclé résulte du retraitement des vieux papiers (cartonnages utilisés, journaux, revues, déchets d’imprimerie, etc.). Comme le processus de recyclage actuel ne parvient pas encore à éliminer les substances d’huile minérale provenant essentiellement des couleurs utilisées pour l’impression des journaux et revues, cela explique pourquoi tous les papiers recyclés du monde entier présentent des concentrations de MOSH (Mineral Oil Saturated Hydrocarbons) et de MOAH (Mineral Oil Aromatic Hydrocarbons). Il n’est pas exclu que ces substances puissent migrer vers le contenu d’un emballage.
L’étanchéité de l’emballage primaire est le facteur essentiel qui détermine le risque et le niveau de migration vers un produit alimentaire. Plus les propriétés de cet emballage primaire feront office de barrière (par ex. film transparent, verre, récipient en plastique, etc.) et d’autant moins élevé sera le potentiel de migration des substances minérales vers le produit alimentaire. Le choix de l’emballage primaire par le fabricant de produits alimentaires ou le conditionneur est donc capital pour déterminer le risque de migration.
Une diminution significative des substances minérales lors du processus de recyclage ne pourra être obtenue que si l’industrie des médias (journaux et revues) opte pour des couleurs d’impression sans substances minérales. S’il y avait par ex. une législation contraignante – comme les USA en apportent la preuve -, il ne faudrait que peu d’années pour réduire sensiblement les concentrations de MOAH et MOSH dans les papiers d’emballage. Il n’est cependant guère possible d’envisager une élimination totale à court terme car une partie des vieux papiers utilisés pour le recyclage en Europe provient de vieux papiers du monde entier.
Pour le moment, aucune valeur limite n’a encore été fixée concernant la migration et/ou la teneur de MOAH et MOSH dans les emballages secondaires en papier ondulé.
Une reconversion avec utilisation de papier primaire à 100 % en fibres pour les emballages en carton ondulé – une solution actuellement envisagée par certains fabricants de produits alimentaires – n’entre pas en ligne de compte puisque les besoins qui en résulteraient dépasseraient largement les capacités de la production mondiale.
Du point de vue économique et écologique, l’utilisation de vieux carton et de vieux papier pour la production de papiers recyclés reste absolument indispensable et avantageuse. L’important pourcentage recyclé démontre que l’industrie du carton ondulé s’engage pour la fabrication de produits préservant les ressources naturelles et contribue ainsi de manière décisive à une véritable durabilité.